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2013

 

"Jouantirot"

Durée: 52 minutes.

Sortie le 13décembre 2013 Cinéma le Royal Mont de Marsan

Un film réalisé Par Jacques BARIS

Inspiré d'un conte des Petites Landes de Pierre CLERTAN

Musique

Eric ROULET

Jean-Luc DUGAU

Avec

Michel BARIS

Jacques DASSE

 

 

le 21 décembre médiathèque MONT de MARSAN 40

Le 7 février 2014 LABRIT "Cercle des démocrates" 20h

Le 28 février ARUE salle des fêtes 20h30

Le 15 mars SABRES cinéma L'estrade 17h

Le 18 mai CABANAC-et-VILLAGRAINS

Le 14 juin DAX cinéma le multiplex 14h

 

 

Notes d’intention et de réalisation

« Jouantirot »  Est une adaptation revisitée d'un Conte de Noël écrit à Arue,

dans les Petites Landes de Roquefort, au mois de décembre 1948 par Pierre CLERTAN.

Nous remonterons au début des plantations du massif forestier, encore au temps des bergers, des lagunes, du désert Landais, (le paysage actuel s’y prête bien). Ce film n’aura rien de folklorique, juste des histoires fantastiques, au son des cornemuses landaises. Ouvrir un livre et se laisser porter par ces histoires de coin de feu, jouées, par des acteurs inconnus, choisis pour leurs âges avancés, marqués par la terre des anciens d’ici, des portraits de vieux landais patinés par le temps. Des personnages véritables, « les derniers » tout droit sortis de ces contes landais.

La langue officielle du film est le Gascon, avec des sous titrages en français. Les prises de vues se feront dans la région, clin d’œil à Félix Arnaudin et Bernard Manciet. Le style photographique est très visuel, images épurées, du réalisateur Jacques BARIS ne manquera certainement pas de nous plonger en plein cœur de ces contes. Ce film sera esthétiquement beau, et sauvage, les personnages évolueront dans de splendides paysages des Landes sous des ciels immense, à l’écart de la fureur à venir du monde moderne. Ce film permet de travailler une large gamme d’émotions et de sensations. De donner envie de redécouvrir la beauté des paysages de notre région, et ses histoires mainte fois racontées au coin des cheminées. Ce film sera tourné avec une SONY FS100 SUPER 35. L’image sera de haute qualité photographique, l’éclairage de type studio, Il doit se dégager de ces images une sensation de pureté et de force, les mouvements seront fluides et longs, pas d’excès de truquages, des plans construits avec précision.

Pendant une 52 mn, on se déconnecte du monde pour visiter l’immensité des Landes en compagnie de personnages brut dans ces paysages à l'atmosphère incroyablement poétique. Ce travail achevé permet à J BARIS de faire entrer le spectateur dans ses souvenirs où il aime se retrouver.

Jacques BARIS croise ainsi puissance picturale et souffle poétique, pour offrir au spectateur une immersion totale et captivante dans un hommage à sa région. Les Projeter aux sources, les enivrer des parfums subtils de l’hiver, l’odeur des feux de feuilles, les longues nuits d’hiver hantées de monstres, la peur, le merveilleux imaginaire de notre tendre enfance à jamais perpétué.

A l’écriture du scénario, tout a été pensé en matière de réalisation, de logistique et de budget. La bonne connaissance des nouvelles solutions techniques mises à disposition permettra de tourner ce film seul, et d’offrir une œuvre de qualité sans en élever le coût.

J Baris 2013

 

Et si vous faisiez du cinéma ?

 

Jacques Baris a trouvé dans la numérique des outils à hauteur de son exigence professionnelle.

Partager Samedi prochain, de 10 à 18 heures, Jacques Baris, photographe de renom devenu vidéaste, sera au Cercle des démocrates

pour procéder à un « casting ». En clair, rencontrer des gens, hommes et femmes de 60 à 80 ans,

désirant faire de la figuration non rémunérée pour une séquence de son prochain film :

une scène d’enterrement tournée au quartier de Guinas (Cachen) et à Bélis. Mais que chacun se rassure,

il n’y aura pas de tapis rouge sur les trois marches du Cercle que le réalisateur landais vous invite à monter sans appréhension

pour vous entretenir avec lui en toute simplicité et même en gascon si vous le souhaitez

(ce qui n’est pas une condition puisqu’il recherche des figurants).

L’occasion de passer un bon moment avec ce Landais des Petites Landes qui sait les filmer comme il les aime :

vous pourrez en juger par vous-mêmes, en fin d’année, à l’occasion de la sortie de son nouveau film,

« Jouantirot ». Un conte de Noël Pour tourner ce long métrage, actuellemnt en cours de montage,

Jacques Baris s’est inspiré d’un conte de Noël écrit en décembre 1948 à Arue (sa commune d’origine) par Pierre Clertan.

Les acteurs principaux (hormis les brebis et leurs bergers de Callen et Labrit) sont Jacques Dasse (de Laluque),

Michel Baris (de Bélis) et Alice Van de Velde, tandis que Guy Juzan, le président du Cercle de Labrit,

qui connaît bien Jacques Baris, prête sa voix à ce film interprété en gascon.

« Jouantirot » est un gentil berger au quotidien sans histoires jusqu’au jour où un « mourmoc » (esprit, fantôme)

vient le déranger au point qu’il le renvoie à coups de bâton. Il va à confesse et repart bouleversé,

persuadé d’avoir tabassé un ange de l’Annonciation. Pour le retrouver, il se lance dans une quête éperdue,

convaincu de le dénicher au creux d’un paysage. Et c’est là que Jacques Baris, l’homme d’image,

donne toute sa mesure, posant pied et caméra professionnelle haute définition dans des endroits magiques

qu’il sait si bien revisiter : Arue, Luxey, Bostens, Labrit, Laluque, Callen, Vert, Labastide-d’Armagnac,

Lacquy et Mimizan. Images épurées, lumières naturelles patiemment débusquées au prix de nombreux repérages à potron-minet.

C’est beau, touchant et plein d’âme. C’est aussi un bel hommage à Félix Arnaudin qu’il admire

(et dont la tempête a réinventé les paysages)

et à son ami le poète Bernard Manciet : les deux mourmocs de Jacques Baris.

Labrit · Cachen · cinéma

SUD OUEST Publié le 10/06/2013 à 06h00 Par Jean-Marie Tinarrage

 

Chronique « Parlam Gascon »

 

Tours de « manivelle »… Au cours de cet été on tourne encore la manivelle – si l’on ose dire – pour achever un film qui sortira dans quatre mois, un peu avant le temps de Noël. Le maître d’œuvre en est Jacques Baris, photographe reconnu à Mont-de-Marsan et ailleurs. L’expression « tour de manivelle », bien vieille c’est sûr par rapport à la modernité du matériel numérique d’aujourd’hui, pourrait plaire un peu, au fond, à ce maître du noir et blanc qui a plus d’une exposition e de publications sur Bayonne, sur la Côte Basque, et autres terres poétiques et oniriques.

Landais « cap et tout », il est, c’est certain, attaché à ses Petites Landes d’Arue, de Roquefort et de Lencouacq, mais il garde dans son cœur une petite place pour la Provence, pays de sa mère. Il y a passé quelques temps dans sa jeunesse, non pas du côté des hauteurs du Garlaban et de la Sainte-Baume – le pays de Marcel Pagnol – mais au pied du Mont-Faron, dans les « coles » (les « pouys » et les « tucs » en parler provençal) du Toulonnais. Passionné de technique photographique (il a animé de nombreux stages de formation) et de vidéo, Jacques Baris a même une secrète admiration pour le cinéma à l’ancienne d’avant les années 1940.

Le « noir et blanc » était alors de règle, bien que le technicolor, très cher, existât déjà : et les équipes de tournage étaient quasiment artisanales. Cinq ou six assistants, pas plus. Et surtout, de bons comédiens. Cela n’empêchait pas de tourner quelques « nanars » comme on dit en Français, mais il y avait un esprit, un goût du travail bien fait. Esthète, passionné de technique, homme d’émotion et de poésie aussi, Jacques Baris, malgré sa fibre provençale, aime pareillement profondément ses Landes. Lire sur l’écran du « temps ».

Le photographe est évidemment ému et reste toujours bouche-bée devant les célèbres clichés de Félix Arnaudin, longtemps méconnus mais sortis peu à peu de l’oubli. Jacques Baris, qui a aussi fréquenté Bernard Manciet, esthète autant qu’écrivain, est aussi sensible à la poésie de ces terres étranges. Justement, on sait que la tempête du 24 janvier 2009, en dévastant une bonne partie des forêts de pins, a permis de redécouvrir la lande d’autrefois, les grandes étendues où la terre se confond avec le « temps ». Je reprends là un sens oublié de ce mot que l’on trouve dans le Dictionnaire gascon d’Arnaudin : le « temps » y est synonyme de « ciel ». Une vision particulière des bergers, toujours à rêver, à réfléchir et à lire des traces dans les nuages et l’ombre noire des « oumbrèires », ces petits bouquets de pins et de chênes autour des lagunes, où les troupeaux de brebis se mettaient à l’abri à l’heure de la forte chaleur.

Jouantirot et le « mourmoc ».

Les horizons de la Haute Lande , ou du « Hautlane » au sens topographique – ces zones boueuses de partage des eaux où les eaux se répartissent entre l’Aguanèyre de Captieux, l’Aguanèyre de Lencouacq, et le ruisseau du Naou qui se dirige vers la Petite Leyre – ont fasciné un peu Jacques Baris. Du côté de son père, ses origines s’enracinent dans ce pays où certains gardent encore le souvenir des foires de Pèlebusoc ou de Testemale (camp du Poteau) et des légendes issues des brumes qui planent, en automne, sur les lagunes de Nabias ou de Losse, d’où arrive l’Estampon. Ainsi, on comprend qu’un poème en forme de conte de Pierre Clertan, écrit en 1948, ait donné au créateur-technicien l’envie d’en tirer un long métrage, l’histoire de Jouantirot, le berger (l’agouillèy ») comme on dit dans le Bazadais. Un soir très sombre d’hiver, du fond de sa couche, le berger pense voir passer un grand « mourmoc » luisant. Ce fantôme lui semble être quelque sorcier ou sorcière tandis que la lueur véritable dit, en réalité, que l’étoile de Noël est là. Aurait-il fait un pêché Jouantirot ? Il lui fallait se confesser !

Cela permet à Jacques baris d’aller se promener avec sa caméra du côté des églises et des vieux cimetières de la lande, dans la Haute lande de Callen, sous les arcades de la Bastide d’Armagnac ou dans un vieux presbytère de la lande où Miquèu Baris, cousin de Jacques et conteur gascon, se fait curé de campagne et confesseur de Jouantiròt (Jacques Dassé à la ville). Le film – où pour une fois les Landais parlent leur gascon ! – sortira en décembre. Jacques Baris en est à monter, ajuster, trouver le rythme juste pour faire sentir au public la dimension authentique de son pays, le tout servi par les musiques de Jean-Luc Dugau, et d’Eric Roulet. Faut-il préciser que l’évènement est attendu avec impatience ?

« Sud-Ouest » du 22 août 2013 Jean-Jacques Fénié

 

 

 

 

 

j-baris@wanadoo.fr


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